Bulletin 688: Septembre-Octobre 2026
Bonjour à tous,
Pour ce billet, ce sera sous forme d’un peu de nostalgie et souvenirs.
Il y a 40 ans (en juin 1986) un petit groupe de membres a fait ses premiers pas, non ses premiers envols, à Verbier : Marion, Gilbert, Denis et moi-même.
Entre temps, certain ont arrêté, d’autres ont fait une pause après quelques années ou une pause forcée due à un accident (mais il vole toujours) et d’autres n’ont jamais arrêté.
A l’époque, le Salève était notre terrain de grimpe mais aussi de vols en fin de journée après le travail. Nous étions peu nombreux à y voler. Les vols étaient très courts et on les enchaînait depuis les Crêts avec atterrissage au Coin.
Le matériel était rudimentaire, la voile composée de 7 à 9 caissons avait une finesse de 3, (la finesse est un des critères de performance d'une aile. C'est le rapport entre la distance horizontale parcourue pour chaque mètre vertical perdu), n'était pas homologuée, nous n'avions pas de parachute de secours, le casque était optionnel et la sellette composée d’une planche en bois habillée de toile et de sangles, sans aucune protection.
Le matériel a bien évolué, les voiles sont aujourd’hui homologuées, elles ont des finesses autour de 10, nous volons avec un parachute de secours, les sellettes sont équipées d’un airbag ou d'une mousse de protection dorsale. Des évolutions technologiques sont à notre disposition, variomètre avec système de visibilité aux autres aéronefs (petits avions / hélicoptères), tracker pour se faire suivre en direct, radios pour parler entre les pilotes, mais revenons aux souvenirs.
Au Club, le but était de combiner marche (ou grimpe) et vol, pas toujours évident, il fallait bien planifier et calculer pour redescendre en plaine. On trimbalait notre attirail quand on pouvait, avec des décollages pas toujours possible comme par exemple lors de la semaine clubistique de Pontresina (en 1990) avec du Foehn. Le 3 alpinistes ont du faire une très longue traversée de la cabane Tschierva sur Morteratsch avec les ailes dans le sac en plus du reste du matériel, ou avec des décollages de catégorie 3 après l’escalade du Sass Pordoi dans les Dolomites. Mais nous avons fait aussi de sacrés vols: Refuge de Chalin avec posé à Saint-Maurice en ne sachant pas si on allait devoir poser sur le stade de foot de Vérossaz, le Miroir d’Argentine et posé à Solalex (ce n'est plus autorisé aujourd'hui, c’est une réserve naturelle), l’Aiguille du Midi et atterrissage à Chamonix avec 2600 mètres de descente (la finesse 3 suffisait largement), la cabane Weisshorn (juste avant l’inversion du soir, en attendant Dominique et Erwin qui n’avaient finalement pas pu faire la traversée du Weisshorn) et posé à Täsch (sur le parking à côté de la voiture), sans parler des grands moments de solitude de Gilbert à l’Alphubel en décollant le dernier avec du vent de cul (comme on dit).
Marion et Gilbert sont montés au Mont-Blanc avec leur ailes, au moins une fois chacun sans pouvoir décoller a cause du vent et un autre fois en faisant ce vol mythique.
Nous avons certainement fait des premières sans la savoir, juste pour le plaisir de redescendre en volant, mais aussi des choses que nous ne referions plus aujourd’hui (personnellement je ne referai plus de décollage depuis le Sass Pordoi, ni depuis l’Aiguille du Midi).
Et aujourd’hui, nous continuons de voler, plus ou moins intensivement, dépendant du temps libre de chacun et de la météo. Mais nous constatons qu’aujourd’hui il faut choisir entre différentes formes de vol: du marche et vol, du vol de distance, du vol plaisir, le poids et le volume du sac étant un critère déterminant, mais ce qui est sûr, nous ne regrettons pas d’avoir été de la partie depuis les débuts et nous prenons toujours beaucoup de plaisir à voler. Parfois aussi nous savons renoncer pour des raisons de sécurité.
Bons vols.
Jean-Claude
Mutations
Candidatures:
• Marianne Sottas, parrainée par Xavier Bouillot et Colette Magnin, 2 courses
• Julien Nobs, parrainé par Ouarda Dardouri et Ursula Harbutt, 2 courses
• Coline Dardouri, parrainée par Marc Zumbach et Dominique Aebi, 2 courses
• Aria Dardouri, parrainée par Ursula Harbutt et Dominique Aebi, 1 course
• Arjun Bouillot parrainé par Corinne Sauge et Colette Magnin, 1 journée travail et 1 course
• Samuel Hermann, parrainé par Colette Magnin et Dominique Aebi
• Léane Barberat, parrainée par Paul Demolis et Clélia Hermann
